LES JUS DE FRUIT

La Pulpe, pas la fiction
La pression pèse sur les jus de fruit

Quelle est votre boisson?

Il est bien connu que la plupart des boissons gazeuses n’offrent aucun bénéfice pour la santé et peuvent avoir de mauvaises conséquences sur elle. Regorgeant de sucre, de caféine et d’édulcorants artificiels, les boissons gazeuses sont accusées de contribuer à de nombreux problèmes de santé, dont l’obésité, l’ostéoporose, la formation de caries, l’anxiété, les carences alimentaires et le diabète de type 2. Désirant adopter une solution plus saine, de nombreuses personnes se tournent vers les jus de fruit, mais font-elles le bon choix ou boivent-elles simplement une autre forme de soda?

Le jus d’orange est un élément de base du petit-déjeuner, les laits fouettés aux fruits remplacent les repas, le jus de pomme est intégré aux boîtes à lunch des enfants et la limonade est très appréciée durant les chauds après-midi estivaux. La consommation de jus de fruits a considérablement augmenté au Canada ainsi qu’aux états-Unis, en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande. La grande consommation de jus pourrait être liée à l’intérêt croissant des gens pour les questions de santé et à l’idée que les jus sont plus sains que d’autres boissons.

Une solution de rechange saine?

Pour remplacer les boissons gazeuses, les jus sont considérés comme une solution de rechange saine puisqu’ils sont censés offrir des vitamines et des nutriments, sans sucre ajouté. Le jus d’orange est plein de vitamines C, d’acide folique et de potassium. Le jus de canneberge est utilisé depuis des siècles pour traiter et prévenir les infections de la vessie. La quantité élevée d’antioxydants du jus de pomme peut contribuer à réduire le taux de cholestérol. Certains pensent que le jus de grenade peut dégager les artères bouchées et que le jus de raisin peut réduire le risque de caillots sanguins. Ces idées sont-elles prouvées? Le fait de boire plus de jus améliorera-t-il réellement votre santé?

Même si les jus apportent quelques bienfaits pour la santé, les experts disent que le jus de fruit est lié à l’obésité et à d’autres problèmes de santé, tout comme les boissons gazeuses et d’autres boissons sucrées. Des études démontrent que le simple fait de manger le fruit entier pourrait être plus bénéfique que de boire son jus. Les jus de fruit peuvent subir un degré élevé de transformation et contenir un excès de sucres et de calories par rapport au vrai fruit. Les fruits procurent de nombreux bienfaits, mais ceux-ci proviennent en fait de la peau et de la pulpe, non pas du jus sucré.

Le jus de fruit étiqueté « sans sucre ajouté » contient naturellement un taux de fructose élevé. Ainsi, même s’il est offert sous une forme à 100 %, le jus de fruit est très concentré en sucre. La plupart des jus renferment autant de sucre qu’une boisson gazeuse1. Notre corps transforme facilement les glucides (sucres) en glucose dans le sang et l’utilise comme source d’énergie principale pour le corps. Notre taux de glycémie peut influer sur la faim et l’énergie; de plus, il détermine si nous brûlons ou accumulons les graisses dans notre corps. Après avoir bu un jus, notre taux de glycémie peut atteindre un niveau excessivement élevé; par conséquent, l’excès de sucre dans le sang sera tout à coup transformé en énergie, et le taux de glycémie s’abaissera ensuite en dessous de la valeur normale.

Cela nous donne une sensation de fatigue et de faim. Les faibles taux de sucre dans le sang peuvent être évités à l’aide de bonnes vieilles fibres. En effet, les fibres aident notre corps à régulariser les taux de glycémie. Quand il est consommé avec des fibres, le sucre est absorbé considérablement plus lentement, et a moins d’effet sur la faim et l’énergie.

Avez-vous assez de fibres?

Un des problèmes associés aux jus de fruit est que leur contenu en fibres est considérablement réduit et parfois complètement perdu. La peau et la pulpe du fruit, qui sont normalement retirées lors du processus de transformation en jus, contiennent d’importantes quantités de fibres. Par exemple, une portion normale de 237 ml de jus de pomme pur, produit à partir de trois ou quatre pommes dont la pulpe a été extraite, ne contient aucun gramme de fibre. Avant la transformation en jus, chaque pomme renferme environ 3,75 grammes de fibres, soit un total de 12 à 15 grammes de fibres alimentaires si elles sont ajoutées. L’American Heart Association recommande d’ingérer de 25 à 30 grammes de fibres alimentaires en tout. Toutefois, la plupart des gens n’en consomment que 15 grammes par jour2. Si les pommes sont consommées au lieu de leur jus, elles procurent alors 12 à 15 grammes de fibres supplémentaires, ce qui double l’apport quotidien moyen de fibres! D’autres fruits riches en fibres sont la banane, la framboise, la poire, la fraise et l’orange.

Selon la Clinique Mayo, un régime élevé en fibres apporte de nombreux bienfaits, y compris une baisse des taux de cholestérol, un contrôle du taux de glycémie, la perte de poids et la réduction possible du risque de diabètes de type 2.  Les fibres peuvent prolonger et augmenter la satiété; ainsi, on se sent rassasié plus longtemps.  Les aliments pleins de fibres ont aussi tendance à avoir une densité en énergie moins élevée, ce qui signifie moins de calories pour le même volume de nourriture.

Les boissons gazeuses et les boissons sucrées ne sont assurément pas les meilleurs aliments à consommer. Mais les jus ne méritent pas vraiment d’être qualifiés d’aliments sains non plus. Il est important que votre régime inclue des quantités adéquates de fibres afin que votre corps fonctionne correctement. Il peut s’avérer difficile d’inclure une quantité suffisante de fibres dans votre régime afin que vous obteniez l’apport quotidien recommandé pour une bonne santé. De nombreux aliments sont riches en fibres, y compris la pulpe de fruits, mais il est parfois nécessaire d’apporter un supplément en fibres, en particulier si vous vous souciez de votre santé. Parlez à votre médecin si vous pensez prendre un supplément de fibres.

1 American Journal of Epidemiology, 1987.
http://www.mayoclinic.com/health/fiber/NU00033/NSECTIONGROUP=2

Télécharger la Version PDF
tiré des articles sur l’amélioration du bien-être de Melaleuca– Janvier 2010
Les droits d’auteur son détenu par © Copyright 2011 Melaleuca, Inc 

Increase your website traffic with Attracta.com

Share
Publié dans Melaleuca, Produits, Santé, santé physique | Marqué avec , , , , , , , | Laisser un commentaire

L’aide thérapeutique-L’alliance

Suite de l’article L’aide thérapeutique-la thérapie contre la violence

Voici le 4e et  dernier article provenant du travail du psychologue
Steven Bélanger. Coordonnateur clinique Pro-gam du centre
d’intervention et de recherche en violence conjugale et familiale.
 

L’alliance thérapeutique : possible et nécessaire

La psychothérapie, un élément important du traitement

L’aménagement d’un espace thérapeutique, d’un lieu propice au partage de confidences dans un climat de respect et de confiance nous apparaît donc comme une condition prioritaire dans une démarche thérapeutique auprès de personnes ayant un problème de violence. D’ailleurs, l’ensemble des recherches portant sur le processus thérapeutique, toutes orientations théoriques confondues,  démontre que les éléments constituant la qualité de la relation thérapeute-client « … comptent pour 70 % de la variance associée au résultat du traitement » (Duncan, B.L. et Miller, S.D., 2000).

C’est dire que le lien de confiance a un effet rassurant qui encourage le client à prendre le risque de se dévoiler, de donner libre accès à des parties fragiles de lui-même et de faire face à sa réalité.  Parce que les risques sont multiples : ne pas être écouté, entendu et compris, être jugé condamné et puni, se sentir nié, discrédité, rejeté et, possiblement, encore une fois abusé d’une certaine façon. Parce qu’il nous faut appréhender la violence par la voie des dispositions et des motivations affectives qui la sous-tendent. « La violence contemporaine ne peut être envisagée en dehors des sentiments qui la modulent » (Michaud, Y., 2002).

Une place centrale doit donc être accordée à l’établissement d’un lien de confiance entre le thérapeute et le client. Celui-ci doit avoir la certitude que ce qu’il confie à son thérapeute va être utilisé dans le sens de ses intérêts, c’est-à-dire dans le sens de l’alliance de travail sur laquelle ils se sont mis d’accord en début de démarche. Il doit aussi avoir la certitude que ses confidences resteront entre eux, quoi qu’il arrive, à l’exception des situations où il consent librement que certains renseignements soient communiqués à certaines personnes en particulier, dans des buts très précis, et qu’il en sera informé; à l’exception aussi des situations prévues par la loi.

L’alliance positive est aussi tributaire de l’impression du client que les stratégies thérapeutiques sont adaptées à ses besoins, à sa situation, à son rythme et à ses propres ressources. Le traitement qui lui est imposé de l’extérieur doit être vécu de l’intérieur comme étant libre de pression et de menaces. De plus, s’il se sent partie prenante de son processus de changement et que ses compétences sont mises à contribution, son engagement dans sa démarche est en partie acquis.

Vers une théorie du changement

Si, à l’instar des stratégies de contrôle social de la violence, l’on ne veut pas restreindre l’intervention thérapeutique à l’élimination du symptôme par des stratégies de contrôle des conduites d’agression et risquer d’engendrer une sophistication de la violence, la psychothérapie se doit de proposer une autre voie.

En dépit d’une parenté génétique de 98,4 % avec les primates supérieurs (Kahn, A., 2000), les humains sont dotés d’un niveau de conscience d’eux-mêmes et de leur environnement leur permettant de réfléchir et d’inventer des solutions adaptées aux diverses situations auxquelles ils sont confrontés. Pourvus d’imagination et de créativité, ils ont accès à un ordre plus complexe de réponses à des situations aversives, en plus des réactions d’attaque, de fuite ou de soumission observées chez les animaux (Laborit, H., 1976).

L’humain est capable de réfléchir par lui-même. Une entreprise thérapeutique a donc tout avantage à miser sur cette faculté exceptionnelle pour aider la personne à trouver des solutions adaptées à ses besoins et à sa situation, à se réapproprier ses propres ressources, à développer son potentiel de manière à ce qu’elle en vienne à mieux s’assumer comme personne et à être un peu moins souvent malheureuse.

Dans nos politiques de gestion judiciaire et psychosociale de la violence conjugale, on met beaucoup l’accent sur la « responsabilisation » quand il s’agit d’intervention auprès des auteurs de violence. On s’attend généralement à ce qu’un individu cesse d’être violent s’il en vient à assumer « l’entière » responsabilité de sa violence. Bien que l’on puisse questionner le réalisme d’un tel projet, que signifie vraiment cette « responsabilisation » ? Comment peut-on aider un individu à se responsabiliser ?

Les réponses à ces questions sont probablement multiples. Toutefois, plus on s’acharne à inculquer, de l’extérieur, des principes vertueux et plus acceptables socialement, plus on force le changement de mentalité par des pressions morales, idéologiques ou légales, moins on s’adresse au potentiel et aux compétences individuelles et moins on aide les gens à se prendre réellement en main, à se responsabiliser. S’ils cessent toutefois d’être violents, c’est possiblement beaucoup plus par conformisme et pour éviter les conséquences de leurs gestes que parce qu’ils ont évolué dans leur mentalité et dans leur humanité.

À trop vouloir responsabiliser, on peut facilement

tomber dans l’instrumentalisation, dans la répression et dans l’infantilisation. Au bout du compte, cela ne fait pas nécessairement des individus plus responsables.

Vouloir inventer ne veut pas dire non plus mettre de côté ce qui a déjà été inventé. À une époque où peu d’individus réfléchissaient sur l’esprit humain et sur la condition humaine, le vieux Socrate nous avait déjà fait toute une démonstration d’intelligence et d’humilité. Sa mère ayant été sage-femme, il transposa la maïeutique (l’art de l’accouchement) en « l’art d’aider à accoucher les esprits de pensées justes », l’art de l’accompagnement; parce que c’est un processus naturel qui ne peut ni se forcer ni s’empêcher.

Il croyait qu’il ne fallait pas trop chercher à enseigner, mais plutôt à aider la personne à réfléchir. Selon lui, « la vraie connaissance ne peut venir que de l’intérieur de soi, (…) personne ne peut nous l’asséner » (Gaarder, J. 1991). Il est bien évident qu’on a beaucoup plus d’ouverture à accepter ce qui vient de soi-même que ce qui est imposé par les autres. Ceci prend toute son importance lorsqu’il est question d’aide auprès de personnes contraintes à consulter.

Conclusion

On dit souvent que la violence est un « manque de vocabulaire » (paroles célèbres de Gilles Vigneault), l’expression d’une difficulté de mettre en mots une expérience émotionnelle déstabilisante. On connaît les vertus thérapeutiques de la parole dans un processus de changement, lorsque celle-ci est connectée avec l’expérience émotionnelle extériorisée. On a aussi démontré l’importance de la relation en contexte thérapeutique pour favoriser les confidences et les résultats positifs.  De plus, le respect du client et la protection de l’espace thérapeutique font partie intégrante des codes de déontologie des professionnels en psychothérapie.

Malgré toutes ces évidences, il devient de plus en plus difficile de préserver ce lieu privilégié lorsqu’il est question de violence. Avec la montée du terrorisme international, la sécurité est devenue un enjeu prioritaire et sa préoccupation à un effet domino sur tous les secteurs d’activité, y compris la thérapeutique. Les droits et les libertés individuels risquent de perdre encore plus de chemin à l’avantage des intérêts collectifs.

Pour ma part, je trouve que le travail de M. Bélanger cerne bien le problème qu’est la violence dans son ensemble, et amène les solutions possibles. Malgré que le sujet dont traitaient ses articles soit tabou, il me croyait bon de partager le travail d’un psychologue expert en la matière.

Bibliographie

Duncan, B. L., Miller, S. D., Le client héros de la thérapie : Pratique de la       thérapie orientée par le client et guidée par les résultats, Éditions Satas,      Belgique, 2003.

Gaarder, J., Le monde de Sophie, Édition du Seuil, Paris, 1991.

Kahn, A., Et l’Homme dans tout ça ? Plaidoyer pour un humanisme    moderne, Nil Éditions, Paris, 2000.

Laborit, H., L’Éloge de la fuite, Collection Folio Essais, Paris, 1976.

Michaud, Y., Changements dans la violence : Essai sur la bienveillance       universelle et la peur, Éditions Odile Jacob, Paris, 2002.

Increase your website traffic with Attracta.com

Share
Publié dans Développement, Être mieux, être mieux avec autrui, être mieux avec soi, être mieux en couple, personnel, Santé, santé mentale | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

L’aide thérapeutique-la thérapie contre la violence

Suite de l’article L’aide thérapeutique et la violence au statut de problème

Ce 3e article provient du travail du psychologue Steven Bélanger. Coordonnateur clinique Pro-gam du centre d’intervention et de recherche en violence conjugale et familiale.
 

La thérapie contre la violence

Bien que la coercition puisse être utile pour contrôler les débordements de violence, elle ne peut à elle seule représenter une stratégie efficace à moyen et long terme sur le plan humain. La violence ne peut rester qu’endiguée. Elle trouve d’autres voies pour son expression, des voies plus stratégiques, plus sophistiquées et plus difficiles à contrôler. Il nous faut donc « nuancer les mesures de contrôle, complexifier les stratégies » (Michaud, Y., 2002). D’autres mesures, éducatives et préventives, peuvent aider à conscientiser et sensibiliser les individus et a favorisé une réelle réflexion sur le phénomène.

La psychothérapie, pour sa part, s’est vue peu à peu utilisée socialement comme stratégie supplémentaire de contrôle de la violence et de conformité sociale. Les systèmes correctionnels en général l’ont intégrée dans leurs programmes de réhabilitation avec les individus présentant des problèmes de violence.

En ce qui concerne la gestion de la violence conjugale, des pressions sociales et politiques, principalement exercées par les groupes de femmes, ont abouti dans les années 1980 à la judiciarisation et à la criminalisation de ce type particulier de violence. Ce sont parallèlement développer des centres de thérapies pour les conjoints manifestant des comportements violents comme stratégie de contrôle de la violence conjugale.

La thérapie pour les conjoints aux comportements violents fait désormais partie des conditions de remise en liberté à la suite d’une arrestation, des conditions de libération après une incarcération, des mesures imposées dans les plans de réinsertion sociale en milieu carcéral ainsi que des conditions imposées par la DPJ pour regagner ou garder les droits de contact avec les enfants.

En Amérique du Nord en général, à l’exception du Québec, les services d’aide pour ces hommes relèvent des systèmes de justice et de sécurité publique. Ils travaillent donc en étroite collaboration avec le système judiciaire. Les services sont généralement structurés, en tout ou en partie, en programmes éducatifs ou rééducatifs en cohérence avec une théorie de la violence conjugale basée essentiellement sur l’apprentissage des croyances et des valeurs patriarcales qui la soutiennent, la légitiment et l’encouragent, l’apprentissage social d’une « mauvaise habitude ».

Les programmes ont ainsi pour objectif l’apprentissage de bonnes valeurs et de bonnes habitudes. Ces approches ont démontré leur efficacité à atteindre des objectifs éducatifs, pour aider à acquérir des comportements plus acceptables socialement par la transmission d’informations et l’apprentissage d’habiletés sociales.

Comment Eliminer la Colère de vore Vie

Des solutions relationnelles aux problèmes relationnels

Une difficulté réside cependant dans le fait que la violence conjugale ne se réduit pas toujours à une mauvaise habitude. On a pu constater que cela ne représente qu’une proportion relativement faible de notre clientèle. L’observation clinique nous amène à conclure à la présence d’une dimension relationnelle importante reliée au phénomène.  La violence conjugale s’exprime d’abord dans un contexte d’intimité, un contexte propice à la mise à nu des difficultés personnelles et relationnelles associées à des carences affectives, des traumatismes psychologiques, des vulnérabilités narcissiques qui réfèrent à des expériences vécues dans le tout premier contexte d’intimité qu’est la famille d’origine.

Les composantes psychologiques et affectives individuelles qui façonnent les dynamiques de violence doivent donc être intégrées dans les programmes de thérapie afin de mettre en scène les enjeux relationnels conflictuels propres à chacun. Cependant, entrer dans l’intimité des gens, accéder aux zones de vulnérabilité personnelles, risque de soulever des appréhensions légitimes. Une telle entreprise ne peut être possible que dans des conditions qui favorisent un lien de confiance et un accord réel de la part du client. 

Déjà que la demande d’aide se fait dans un contexte de contrainte légale dans une proportion de 70 % (statistiques de Pro-gam), qu’elle est souvent perçue comme une punition,  qu’elle suscite une méfiance à l’égard des thérapeutes, nous devons faire en sorte qu’elle soit le moins possible vécue comme une violation de l’intimité, une répétition de l’abus, afin de prévenir une réactivation néfaste, mais légitime de mécanismes de protection habituellement mis en place pour composer avec les situations de menaces appréhendées, souvent associés à une dynamique de violence.

Sujets du travail qui vont suivre:

  • L’alliance thérapeutique : possible et nécessaire
  • Vers une théorie du changement
  • Conclusion

Bibliographie

Duncan, B. L., Miller, S. D., Le client héros de la thérapie : Pratique de la       thérapie orientée par le client et guidée par les résultats, Éditions Satas,      Belgique, 2003.

Gaarder, J., Le monde de Sophie, Édition du Seuil, Paris, 1991.

Kahn, A., Et l’Homme dans tout ça ? Plaidoyer pour un humanisme    moderne, Nil Éditions, Paris, 2000.

Laborit, H., L’Éloge de la fuite, Collection Folio Essais, Paris, 1976.

Michaud, Y., Changements dans la violence : Essai sur la bienveillance       universelle et la peur, Éditions Odile Jacob, Paris, 2002.

Increase your website traffic with Attracta.com

Share
Publié dans Développement, Être mieux, être mieux avec autrui, être mieux avec soi, être mieux en couple, personnel, Santé, santé mentale | Marqué avec , , , , , , , | Laisser un commentaire

Une boisson énergisante qui se nomme Pussy

Jusqu’où va aller la publicité

Pussy, la boisson énergisante 100% naturelle

Pour en savoir plus, accéder au blog Madmoizelle.com en cliquant sur l’image

Pussy est une boisson énergisante britannique qui fait parler d’elle grâce à son nom et à ses pubs audacieuses… vous laisseriez-vous tenter ?

La boisson ci-dessus n’existait pas lorsque les jeunes étudiantes de techniques infirmières on faite le travail que je vous publie depuis déjà un peu plus d’un mois, alors pour la dernière fois je remercie Anne-Sophie Laplante, ainsi que ces coéquipières pour leur excellent travail qui a été apprécié par de nombreux lecteurs, dont 8 on laisser leurs commentaires en date du 29-09-2011 et 21 visiteurs l’on partager sur le réseau social Facebook jusqu’à présent.

Voilà donc le dernier articles sur le sujet que je publierai, n’étant pas un spécialiste en la matière, mais cela a été un plaisir de le partager avec vous.

La publicité

Nous savons qu’aujourd’hui les annonces publicitaires sont très présentes dans notre vie courante; dans les pubs, sur les autoroutes, dans les écoles, sur les machines distributrices, dans les magasins, dans les revues, etc. De plus, comme nous pouvons le constater, les publicités sur les boissons énergisantes sont aussi plus que présentes dans la vie de tous les jours. On le remarque surtout lorsque nous regardons certains sports tel que les concours de planche à roulette, de BMX, de planche a neige, de MotoCross et j’en passe. Le gouvernement du Canada a fait des recherches sur les sports les plus énonciateurs. Il montre des recherches sur la publicité de la boisson Red Bull dans certain événement sportif: « la promotion de la Red Bull se fait beaucoup dans les milieux du sport automobile, notamment dans l’lndy Racing League (IRL) et la National Association for Stock car Auto Racing (NASCAR); I’équipe de football qui représente la ville de New York dans la Major League Soccer (MLS) porte effectivement le nom de Red Bulls. ›› Cette publicité ne se fait pas seulement dans le cadre de sports populaires, mais aussi avec l’association de certains genres de musique. Particulièrement en rapport avec le rap et le hip hop, le country et la musique alternative. Associées au monde populaire, les boissons énergisantes sont convoitées et aimées des jeunes adultes de 16 à 25 ans.

Nouveauté au Québec: L’octane et le Mojo.

Voici la publicité de l’octane 7.0: « Octane 7.0 est un produit révolutionnaire, embouteillé dans une bouteille d’aluminium, recyclable et incassable, qui se sert très froid. Cette boisson contenant 7% d’alcool et 80mg de caféine et est conçu pour les consommateurs qui veulent un produit plus léger au goût de la bière, tout en ayant le « kick » d’une boisson énergétique! ›› Wow! Maintenant nous avons sur le marcher une boisson énergisante avec de l’alcool! C’est incroyable de voir à quel point les gens ne sont pas informés sur les effets de ces mélanges. Cette PME du Québec est une nouvelle sorte de boisson toute faite pour les paresseux! Mais où va la logique! George Laraque (un joueur de hockey) a participé à cette campagne de publicité, cela lui a permis d’acquérir une image négative au niveau féministe ainsi qu’un bon revenu de vente, car cette affaire lui a permis de faire connaître le produit. Il y a aussi le MOJO qui est maintenant accessible dans les bars et les dépanneurs! Les vendeurs appellent cette nouvelle innovation: « boisson alcoolisée énergisante ››. Nous avons maintenant des produits québécois complètement inusités sans savoir les effets secondaires! Ils offrent quatre saveurs différentes pour toucher le plus de monde possible. Le marketing dans cette nouvelle campagne affirme que le « look ›› de ses boissons énergisantes alcoolisées attireraient plus l’agente féminine, car cette boisson est plus attrayante au regard et les femmes préfère son goût à la bière. L’octane 7.0 quant à lui, offre une belle présentation aux lumières ultraviolettes. Ces nouvelles éditions de boissons énergisantes nous promettent la même efficacité que de mélanger alcool et boisson énergisante telle que le mélange de RED BULL vodka et les autres.

Endroits de vente

On retrouve ces produits dans les grandes surfaces comme WAL-MART, dans les épiceries comme MAXI et IGA, les dépanneurs de quartier, les institutions scolaires, les salles d’entraînement, les boutiques de skate comme Ultimate et Spin limite et pour conclure dans les pharmacies qui pourtant devraient que contenir des produits bon pour la santé et non des produits nocifs comme les boissons énergétiques.

Les personnes de tout âge ont accès à cette mauvaise énergie en canette. Elles sont à la vue de tous, sur les comptoirs à la caisse ou encore dans les frigidaires où sont les jus. Elles sont très attrayantes avec leur logo de forme géométrique et leurs couleurs flamboyantes.

Le coût de cette énergie qui n’est que temporaire ou dure que quelques heures varie entre 3.50$ et 5.00$ par cannette. Les personnes qui les consomment disent que ce n’est pas cher payer pour le résultat rapide qu’elles peuvent procurer. Mais regardons les choses d’un autre côté.

1 cannette par jour pendant 1 année = 1275,00$ dollars canadien environ.

Plusieurs gens dépensent au moins ce minimum et encore plus pour cette énergie qui contient des ingrédients nocifs pour la santé. Avec tout cet argent dépensé dans le vide et un effet qui ne dure que peu de temps et qui ne vous rapporte rien en échange, vous pourriez vous payer un beau voyage dans les pays chauds. Pensez-y 1 semaine à vous ressourcer et vous remplir de cette énergie naturelle qui est la mer et un soleil splendide pour vous réchauffer. C’est beaucoup plus intéressant et dur plus longtemps que les mêmes effets positifs que vous offrent les boissons énergisantes et vous obtenez un beau bronzage en prime.

Santé Canada fait actuellement des recherches sur certains de ces produits comme la concentration de certains ingrédients si cela est dangereux pour la santé des citoyens s’il y a surconsommation. Elle fournira par la suite, des statistiques qui démontreront quelles sont les concentrations non nocives pour la santé et la quantité qu’une personne peut prendre sans avoir de dommage grave pour ainsi faire des recommandations aux compagnies. Le résultat de ces recherches pourra peut-être par la suite insister Santé Canada à faire une réglementation comme pour les cigarettes et l’alcool de ne pas vendre ces boissons à des mineurs et ne pas les mettre à la vue de tous pour les encourager davantage. Après réflexion, Santé Canada a considéré comme boisson dite théoriquement naturelle ou encore santé les marques RED BULL et LA BASE uniquement.

Comme vous avez pu le constater, les études ne sont pas encore concluantes sur les effets néfastes à long terme, il est donc difficile de se faire une idée sur ce sujet. Santé Canada recommande par contre de limiter sa consommation de boissons énergisantes à 1 à canettes par jour selon le format. Suite à notre exposé vous êtes maintenant sensibilisés et, en mesure de vous forger votre propre opinion.

Anne-Sophie Laplante et son équipe.

Increase your website traffic with Attracta.com

Share
Publié dans Non classé, Produits, produits nocifs à votre santé, Santé, santé physique | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

L’aide thérapeutique et la violence au statut de problème

Suite de l’article L’aide thérapeutique et la violence

Ce 2e article provient du travail du psychologue Steven Bélanger. Coordonnateur clinique Pro-gam du centre d’intervention et de recherche en violence conjugale et familiale.

La violence au statut de problème

En dépit de l’établissement d’un cadre légal visant à contenir les débordements de violence au cours des siècles, il est relativement nouveau que la société considère la violence comme étant un problème. Aussi, il est relativement récent dans l’histoire de la psychologie que l’on comprenne mieux les mécanismes psychologiques impliqués dans les comportements violents et surtout que l’on saisisse mieux les impacts nocifs de la violence sur les individus.

Les études réalisées auprès de militaires de retour de la Deuxième Guerre mondiale ont conduit à l’identification de symptômes associés au « syndrome de stress post-traumatique », résultant d’une surexposition à la violence. De façon plus particulière, les écrits d’Alice Miller ont grandement contribué à mettre en évidence les conséquences des mauvais traitements et de la négligence sur les enfants, dont divers problèmes d’adaptation, des difficultés relationnelles, des troubles de la personnalité, des troubles des conduites, de l’abus de substances, etc.

Nous concevons aussi beaucoup plus clairement aujourd’hui combien le contexte familial et conjugal peut constituer un terreau fertile à l’éclosion de relations abusives et de violence. Le contexte d’intimité, certaines valeurs religieuses et culturelles associées à l’éducation des enfants, à l’autorité parentale et aux relations de pouvoir entre conjoints peuvent porter gravement préjudice aux personnes et  perpétuer le cycle de la violence et de la souffrance d’une génération à l’autre.

La violence conjugale et familiale a donc fait l’objet, elle aussi, de dénonciation et de répression. Le domaine du privé fait dorénavant l’objet de surveillance et de contrôle à cause des coûts humains qui en découlent. La violence, dans un contexte conjugal et familial, est dorénavant définie comme un problème social.

Violence et « contre-violence »

Les changements dans les mentalités ont abouti à un certain consensus social entourant la non-tolérance de la violence dans les différents champs d’activité humaine, dans l’espoir d’une coexistence plus harmonieuse. On a assisté à une augmentation et à une sophistication des moyens de contrôle de la violence.

De façon générale, avec l’augmentation de notre sensibilité à la violence, du sentiment d’insécurité, augmentent aussi l’importance de la répression, des mesures de contrôle, des stratégies de protection et plus globalement, la sévérité de la condamnation morale de la violence. On en arrive aujourd’hui à des prises de position morales beaucoup plus catégoriques.

Cet état de fait soulève toutefois une contradiction fondamentale sur le plan moral. Des événements tragiques récents à l’échelle internationale nous ont démontré jusqu’à quel point la violence pouvait engendrer une obsession de la sécurité; que cette obsession de la sécurité pouvait à son tour engendrer une obsession de la violence. Bien qu’il soit généralement admis qu’il faut contenir les débordements de violence et favoriser le sentiment de sécurité, les stratégies développées pour y arriver comportent leur lot de violence : des contre-violences structurelles et institutionnelles, acceptées socialement.

De par son incidence sur les droits fondamentaux et sur les libertés démocratiques élémentaires (limitation de circulation et d’expression, privation de liberté), la répression de la violence n’est pas sans conséquence sur le plan humain. Un sur- contrôle social de la violence entraîne invariablement des effets pervers telles le « conformisme », la normalisation, la sujétion ou l’opposition violente. Susceptible de fluctuer avec les événements, le « juste dosage » de la répression apparaît comme une préoccupation centrale et incontournable pour qu’elle soit acceptable, utile et bienfaisante en fin de compte pour l’ensemble.

Suite des sujets à venir:

  • La thérapie contre la violence
  • Des solutions relationnelles aux problèmes relationnels
  • L’alliance thérapeutique : possible et nécessaire
  • Vers une théorie du changement
  • Conclusion

Increase your website traffic with Attracta.com

Share
Publié dans Développement, personnel, Santé, santé mentale | Marqué avec , , , , , | Laisser un commentaire